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    Les outils technologiques c’est de la triche?

    L’arrivée des technologies a révolutionné les méthodes traditionnelles d’éducation. Ces outils d’aide sont parfois méconnus par certains professeurs et institutions qui doutent encore de leur réelle efficacité. Cette barrière institutionnelle cause bien des frustrations chez les jeunes qui ont réellement besoin de ces outils. Ainsi, les outils technologiques, c’est de la triche? NON.

     

    L’égalisateur

    La technologie offre un potentiel d’aide énorme pour les élèves qui cheminent avec un ou plusieurs troubles d’apprentissage, un handicap et/ou un trouble du développement. La technologie est même souvent vue comme un « égalisateur » permettant de pallier aux défis que vivent ces élèves et de leur offrir une chance égale de réussir. La technologie peut offrir une voix aux élèves qui ne peuvent autrement s’exprimer, elle peut lire un texte aux élèves qui ne peuvent pas lire et rendre autonomes en écriture des élèves qui, à cause d’un trouble d’apprentissage comme la dyslexie, n’arrivent pas à écrire. La technologie redonne accès à l’inaccessible.

     

    « Pour la plupart d’entre nous, la technologie rend les choses plus faciles. Pour une personne qui vit avec un trouble d’apprentissage ou un handicap, la technologie rend les choses possibles. » –Judith Heumann, militante internationale des droits des personnes handicapées

     

    Les outils et les handicaps

    Pour bien comprendre tout le potentiel que les outils technologiques représentent pour les élèves ayant un handicap, il faut bien saisir la relation entre « handicap » et outil technologique. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (2001) toute personne peut, au cours de sa vie, expérimenter une diminution de ses capacités ou de sa santé et par conséquent, développer un handicap. Un handicap est une déficience de la structure ou du fonctionnement du corps qui limite les activités ou restreint la participation et qui est en relation directe entre les conditions de santé et les facteurs environnementaux et personnels de la personne.

    Ces élèves ayant un handicap bénéficient depuis plusieurs années maintenant au Québec et ailleurs au Canada d’une éducation inclusive, c’est-à-dire qu’ils se retrouvent dans les mêmes classes que les élèves qui n’ont pas de handicap.

     

    Réussir cette inclusion pour les élèves qui présentent un handicap nécessite un environnement sans barrières qui permet à ces élèves d’avoir accès à l’information et de pouvoir réaliser les tâches demandées dans la dignité et sans entraves. Si des barrières continuent de leur bloquer la route parce qu’elles sont impossibles à surmonter, des mesures d’adaptation doivent être mises en place. (Ministère de l’éducation de l’Ontario, 2005)

     

    Les technologies perçues comme de la triche

    Une étude de cas portant sur une élève de 11 ans ayant des troubles d’apprentissages incluant une dyslexie, une dysgraphie, des troubles visuo- spaciaux et de mémoire, réalisé en 2008 par Darlene Brackenreed de l’Université Nipissing en Ontario1 soulève plusieurs difficultés d’intégration pour cette élève, incluant une impression de « triche » lors de l’utilisation d’outils technologiques, même si ceux-ci avaient été recommandés suite à une évaluation en ergothérapie.

    D’abord, les enseignants à l’école de cette élève étaient réticents à l’utilisation d’outils technologiques comme mesures compensatoires, puisqu’ils percevaient ces mesures comme de la triche et comme étant injustes pour les autres élèves. De plus, ils n’avaient pas appris à utiliser ces outils et ont exprimé des contraintes de temps et un manque de formation comme étant un frein majeur à leur utilisation.

    Dans un article rédigé en 2010 pour Closing The Gap, une organisation américaine qui promeut l’aide technologique en éducation pour les élèves ayant un handicap, Marlene Mcintosh, Stratège en apprentissage et spécialiste des aides technologiques au Collège Cambrian en Ontario, parle de la perception de tricherie. Elle explique que les élèves qui ont un trouble d’apprentissage croient eux-mêmes qu’il est injuste pour eux d’avoir accès à une aide compensatoire, puisqu’ils veulent aussi pouvoir faire les choses comme les autres. Ils veulent pouvoir lire avec leurs yeux et écrire avec leurs mains. Ils souhaitent sincèrement être comme les autres.

    Selon elle, cette attitude se remarque aussi chez les parents, qui croient à tort que leur enfant deviendra paresseux à force d’utiliser un ordinateur pour lire. Elle explique que selon elle, les parents souhaitent aussi voir leur enfant faire les choses comme les autres. Aucun parent ne veut voir son enfant devoir se démener et avoir des difficultés à l’école.

     

    Le rôle majeur des ordinateurs

    L’utilisation d’un ordinateur et le temps de plus que cela nécessite sont des complications de plus qui s’ajoutent pour des parents qui doivent déjà réussir à naviguer le système scolaire avec un enfant qui a des difficultés. Il n’est donc pas impossible selon elle que des parents tentent de décourager leur enfant de faire les choses différemment. Malheureusement, cette attitude mène certains élèves à croire que tant qu’ils n’arriveront pas à lire et à écrire comme les autres, ils trichent.

     

    Comment confirmer ce besoin technologique?

    Selon Marlene Mcintosh, il est primordial que les élèves voient la valeur des outils technologiques afin qu’ils adhèrent à leur utilisation. Elle propose plusieurs façons de convaincre les élèves ayant un trouble d’apprentissage de l’utilisation des aides technologiques :

    • Montrer à l’élève à quel point l’aide technologique fait une différence pour lui en utilisant un exercice ou un examen qu’il a déjà passé.

      Lui apprendre à utiliser une aide technologique pour lui faire ensuite comparer les résultats du prochain exercice ou examen avec l’aide de l’outil technologique. Est-ce qu’il y a eu une amélioration? Si oui pourquoi, sinon pourquoi, est-ce que c’était le bon outil pour lui? Cette approche collaborative, selon elle, permet à l’élève de faire partie du processus, ce qui le rend plus enclin à poursuivre l’utilisation de la technologie en expérimentant tout son potentiel.

    • Combiner la technologie avec une stratégie d’apprentissage adaptée à son utilisation.

      Cela implique un peu plus de travail auprès de l’élève afin qu’il soit en mesure de suivre les apprentissages en utilisant ses aides technologiques. Un élève qui a un trouble d’apprentissage qui vit des réussites et acquiert plus d’indépendance en utilisant un outil technologique a plus de chances de continuer à utiliser celle-ci.

    • Normaliser l’aide technologique.

      Madame McIntosh explique que dans sa classe, tous les élèves apprennent à utiliser les aides technologiques principalement utilisées par les élèves en trouble d’apprentissage. Tous les élèves ont accès à ces outils. Ainsi, puisque la technologie est disponible pour tous, les élèves qui l’utilisent se sentent moins « différents » des autres. Elle remarque aussi que les élèves qui n’en ont pas besoin n’ont pas tendance à l’utiliser… Puisqu’au final, utiliser une aide technologique est une charge de travail supplémentaire pour les élèves qui n’en ont pas besoin !

    • Le savoir = le pouvoir.

      Les élèves qui ont un trouble d’apprentissage doivent éduquer les autres élèves à propos de leur trouble, mais ils doivent d’abord eux-mêmes bien comprendre de quoi il s’agit. Madame Mcintosh explique que la majorité des élèves de sa classe étaient choqués d’apprendre que les élèves ayant un trouble d’apprentissage ont une intelligence égale ou supérieure aux autres. « Non, je ne suis pas stupide. J’ai un trouble d’apprentissage qui affecte ma capacité à lire et à écrire. C’est pour ça que j’utilise une aide technologique. » Ces apprentissages peuvent grandement aider les élèves à comprendre qu’il ne s’agit pas de triche. Plusieurs organisations offrent des formations aux enseignants dans le but de faciliter ces enseignements.

     

    Le rôle des enseignants

    Un autre point important que soulève Mcintosh, c’est que les élèves sont moins enclins à utiliser les aides technologiques lorsque leur enseignant a une attitude négative envers celles-ci. Parfois, en voulant aider, un enseignant pourrait dire quelque chose comme « Ok, voyons voir si tu peux lire ceci sans l’ordinateur ». Ces paroles peuvent envoyer comme message à l’enfant qui a de la difficulté, qu’il n’essaie pas assez fort. Ce n’est évidemment pas ce que cet enseignant a voulu dire, mais c’est de cette façon que ce message peut être interprété par les élèves.

    Elle souligne encore et encore l’importance d’une formation adéquate pour tous les enseignants sur l’utilisation des aides technologiques. Plus les enseignants seront formés et n’auront pas à se reposer sur des spécialistes pour l’utilisation de ces aides, plus il sera facile pour les élèves d’y avoir accès et que leur utilisation soit normalisée.

    De nos jours, les aides technologiques fonctionnent de pair avec d’autres logiciels dont l’utilisation est très rependue, comme Microsoft Office, les navigateurs Internet, les applications de courrier électronique, etc. Cela implique que les documents de base peuvent être utilisés tels quels pour les élèves bénéficiant d’une aide technologique. Tout de même, il est primordial que les enseignants aient la formation nécessaire à l’utilisation de ces aides.

    La majorité des aides technologiques offrent de la formation. Des guides d’utilisation et des tutoriels sont aussi disponibles. Les enseignants doivent être en mesure d’assister l’élève dans son utilisation du logiciel en étant familiers avec celui-ci afin d’offrir un dépannage de base, rappeler à l’élève comment utiliser certaines fonctions, où aller modifier certains paramètres, etc. Plus l’aide technologique est utilisée par l’enseignant et ses élèves, plus cela devient naturel. Cela permet aussi de rendre cette utilisation « normale » au sein de la classe, et non comme quelque chose de particulier.

     

    Se mettre à leur place

    Finalement, Mcintosh souligne l’importance de se mettre à la place de ces enfants, qui vont à l’école en portant tout le poids de leur trouble d’apprentissage. Selon elle, c’est primordial de faire pour eux cet exercice. La compassion, l’empathie et le temps sont des choses que nous pouvons donner à ces élèves qui ont des difficultés. Récompenser les efforts lorsqu’ils sont présents, pas seulement les résultats, en restant authentique, est un cadeau qui peut littéralement changer la vie de ces adultes en devenir.

     

    Démentir les idées préconçues

    Dans un article publié en 2018 par Learning for Tomorrow NJ2, une organisation pour le soutien de l’utilisation des technologies en classe, certains mythes concernant les aides technologiques sont démentis :

    • Si un élève utilise une aide technologique, il n’apprendra jamais les compétences enseignées.

      Cette affirmation n’est pas tout à fait vraie. Pour certains élèves l’utilisation de l’aide technologique est moins nécessaire ou change avec le temps, puisqu’ils acquièrent justement certaines compétences. Pour d’autres élèves, on peut comparer l’aide technologique à un fauteuil roulant. Ces élèves ne pourront jamais marcher. L’aide technologique leur donne accès à des expériences, des apprentissages et des réussites auxquelles ils n’auraient pas accès sans cette aide.

    • Les aides technologiques ne sont pas de la triche?

      Les aides technologiques devraient être vues comme n’importe quel autre support pouvant compenser un handicap. Porter des lunettes lorsqu’on a un trouble de la vue n’est pas perçu comme de la triche.

      Écouter un texte lu lorsqu’on est aveugle non plus. Il est important de comprendre que ce ne sont pas toutes les personnes qui sont en mesure de lire avec leurs yeux, ou d’écrire avec leurs mains. Certaines personnes ont accès à l’information avec leurs oreilles et écrivent avec leur voix. Il est important de considérer l’objectif de l’apprentissage afin de déterminer si l’accès à une aide technologique est approprié. On peut voir ça comme un changement d’objectif… « apprendre à lire » devient « apprendre à apprendre ». Un élève qui ne peut pas lire n’arrivera pas à apprendre.

    • Qu’arrive-t’il lors d’épreuves standardisées?

      Au Québec, le ministère de l’Éducation permet que les élèves ayant un plan d’intervention dans lequel des fonctions d’aide sont listées aient accès à ces fonctions d’aide lors d’épreuves standardisées. Les mêmes chances de réussir sont donc offertes à ces élèves malgré leur handicap, pourvu qu’on ait fait le processus nécessaire pour que ces élèves aient appris à utiliser ces aides et soient en mesure de le faire.

     

    La calculatrice

    Dans un article de blogue publié en 2016 sur le site texthelp.com3, Andrew Sharp compare la prédiction de mots avec l’arrivée de la calculatrice. Oh combien controversée au départ, la calculatrice fait maintenant partie des fournitures scolaires de la majorité des élèves. Il souligne que l’objectif de la technologie n’est pas d’aider qui que ce soit à tricher !

    Il explique que la prédiction de mots, par exemple, ne peut réfléchir pour l’élève. Elle peut par contre lui offrir un processus de création en écriture beaucoup plus fluent et décomplexifié, en lui proposant les bons mots, bien écrits, ce qui est la principale difficulté des élèves qui ont un trouble d’apprentissage en écriture. Il cite d’ailleurs une recherche (RMC Research (2008). RMC Research Evaluation Brief, Technology for Learning Disabilities Evaluation Summary, Washington, 2008.) qui démontre que l’apprentissage des mots grâce à un prédicteur de mots, où les erreurs sont réduites et la qualité de l’écrit augmentée, est un outil puissant pour encourager de bonnes pratiques d’écriture. La prédiction de mots offre d’emblée la bonne grammaire et la bonne orthographe, permettant ainsi à l’élève de se pratiquer à écrire mieux et sans fautes, au lieu de refaire sans cesse les mêmes erreurs. Cette recherche a d’ailleurs démontré que même lorsque l’aide est retirée, ces élèves montrent d’importantes améliorations au niveau du langage écrit et de la structure des phrases.

    Il explique que la prédiction de mots offre aux élèves un élément essentiel à la réussite de communications écrite, et qu’elle redonne confiance en enlevant la peur de faire des fautes. En offrant des mots bien orthographiés et plusieurs options, la prédiction de mots permet à l’élève d’exprimer exactement ce qu’il voulait dire, au lieu de plutôt choisir des mots selon sa capacité à bien les écrire. Cette façon de faire est révolutionnaire pour les élèves qui ont un handicap !

     

    D’autres exemples d’outils indispensables aujourd’hui

    Dans un article publié en 2018 sur le site Assistive Learning Technology Consulting, on dit ceci : « Personne n’aurait jamais pensé à empêcher Hellen Keller d’utiliser le Braille, puisqu’elle en avait besoin pour lire. Pourquoi alors enlèverions-nous à des élèves quelque chose qui leur offre une opportunité égale de démontrer leurs connaissances? »

    Ces élèves peuvent entendre un discours concernant leurs « privilèges » de la part des autres élèves. Ce discours leur fait croire qu’ils sont effectivement traités différemment de leurs pairs, ce qui peut être très dérangeant pour de jeunes élèves à cette étape de leur vie. Il est très possible que les autres élèves expriment de la jalousie face à ce qu’ils perçoivent comme un « privilège », ne comprenant pas que ces mesures adaptatives sont évaluées et longuement réfléchies par des professionnels qualifiés.

    Il est essentiel pour les parents, les enseignants et les professionnels d’expliquer à l’enfant pourquoi la mesure d’aide est nécessaire. En lui rappelant tous les efforts et la persévérance dont il fait preuve, malgré l’utilisation de l’aide technologique. Une telle conversation avec l’enfant est aussi essentielle afin de permettre de concevoir avec lui des réponses à donner lorsque d’autres élèves souligneront son « privilège ». Par exemple :

    • Mon (trouble d’apprentissage) signifie que je lis plus lentement que la plupart des gens. Ce qui te prend à toi 1 heure à lire me prend à moi 2 ou 3 heures. Il arrive parfois que je ne participe pas aux activités, que je ne sors pas jouer, et c’est parce que je travaille encore sur mes devoirs et mes leçons !
    • M’enlever mon ordinateur en classe, ce serait comme demander à Thomas de ne pas utiliser ses lunettes à l’école !
    • Sans cette aide, je n’arrive pas à écrire les réponses aux exercices, même si je les connais très bien ! C’est comme si tu avais un crayon qui n’écrit pas et que tu échouais à ton examen à cause de ça, alors que tu as travaillé fort et que tu aurais pu réussir si ton crayon t’avait permis d’écrire !

    Après avoir pris conscience des avantages apportés par ces outils technologiques  dans l’apprentissage des jeunes, qu’est-ce qui vous empêcherait de les mettre en place dès maintenant?

     

    1. http://www.ldao.ca/wp-content/uploads/Assistive-Technology-Students-with-LDs.pdf
    2. https://www.njcommonground.org/qa-assistive-technology-2/
    3. https://www.texthelp.com/en-gb/company/education-blog/may-2016-(1)/does-word-prediction-technology-give-students-an-u/
    4. https://assistivelearningtechnologyconsulting.com/the-how-and-why-using-accommodations-are-not-cheating/

    Article complémentaire : Simplification ou complication? Nouvelle procédure de demande d’aménagements aux examens.

    Du Québec à Manille… Le parcours extraordinaire d’une orthopédagogue !

    Il y a un peu plus d’un an, nous mettions en place un partenariat afin d’offrir Lexibar aux intervenants travaillant dans un lycée français de Manille, aux Philippines. C’est suite à une belle rencontre avec une orthopédagogue québécoise, ayant des racines en France et résidant maintenant à Manille, que ce partenariat a vu le jour. Son parcours nous a touchés, inspirés et fascinés. Lexibar n’avait jamais voyagé aussi loin!

    De l’autre côté du monde, Eugénie nous raconte son histoire et son parcours extraordinaire. De plus, elle a fondé son entreprise, AIDEOR, qui lui permet grâce à la technologie d’aider à travers le monde des enfants présentant des difficultés et des troubles d’apprentissage, et dont les parents sont déménagés à l’étranger. Nous espérons qu’elle pourra inspirer d’autres professionnels de l’éducation et que vous sentirez toute sa passion et son dévouement à travers ses mots. Merci et bravo Eugénie!

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    Des mythes entourant Lexibar rendent difficile son acceptation dans votre institution scolaire? Démystifions!

    Pas facile de lire des témoignages de parents qui ont des difficultés à faire accepter l’utilisation de Lexibar par l’établissement scolaire de leur enfant.

    Ces parents savent que Lexibar est l’outil le mieux adapté aux difficultés de leur enfant, ils ont ENFIN trouvé le bon outil.

    En privant les élèves en difficulté d’un outil qui fonctionne (enfin) pour eux, on leur enlève la possibilité de développer leur potentiel… et le goût d’aller à l’école.

    Mais pourquoi ces parents se butent-ils ainsi à des obstacles quant à l’obtention d’une aide technologique pourtant facilement disponible dans d’autres institutions scolaires?

    Parce que des mythes persistent au sujet de Lexibar.

    Démystifions!


    ATTENTION :
     Certains éléments de cet article s’adressent principalement à nos clients du Québec, puisqu’ils traitent de mythes entourant l’acception de Lexibar par les institutions scolaires québécoises et le Ministère de l’Éducation du Québec.

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    Comment expliquer à mon enfant (et à son entourage), qu’il est «dysfférent»?

    On vous présente tout plein de livres qui racontent et démystifient les troubles d’apprentissage avec douceur et bienveillance.

    Parents, enseignants, éducateurs, professionnels qui côtoyez un ou plusieurs enfants «dys», vous y trouverez des outils qui vous permettront de mieux comprendre ces troubles, de mieux les expliquer, et surtout de les démystifier auprès des enfants. Ces livres parfois doux et tendre, parfois plus informatifs, toujours bienveillants, vous permettront d’entamer la discussion avec votre enfant, mais aussi avec son entourage (frères, sœurs, éducateurs, enseignants, etc.).

    Réconfortants, ces livres permettent aux enfants de mieux se comprendre, de se sentir moins seuls, compris et épaulés. Bonne lecture!

     

    Dysphasie

    1 – Les victoires de Grégoire | Une histoire sur… la dysphasie

    Âge : Dès 4 ans
    Pour qui : L’enfant dysphasique et son entourage

    Grégoire est rempli d’imagination. Il dessine des dragons et des ratons laveurs de toutes les couleurs. Il parle aussi avec ses yeux, qui sont si brillants, mais Grégoire a de la difficulté à communiquer à cause de la dysphasie dont il est atteint. Il regarde autour de lui et ne comprend pas toujours les mots qui sortent de la bouche de ses amis ou de son enseignante.

    Avec l’aide de l’orthophoniste et des élèves de sa classe, Grégoire apprend à mieux prononcer les mots et à se faire comprendre. Il développe aussi ses autres talents, que ce soit le dessin ou le taekwondo. Ainsi, Grégoire évolue au rythme de ses petites victoires.

    On y découvre que les enfants dysphasiques peuvent être très intelligents et remplis de talents, mais qu’ils doivent travailler fort pour apprendre à parler et à comprendre le langage. Ces enfants doivent compenser leurs faiblesses par leurs forces. Ils apprennent tôt à imiter leurs camarades et à observer des détails que d’autres ne remarquent pas. Certains, comme Grégoire, réussissent à communiquer avec les autres par le dessin.

    Une section informative dédiée aux parents et à l’entourage de l’enfant suit le récit. On y explique en détails ce qu’est la dysphasique. On y donne aussi des conseils et des informations intéressantes pour les éducateurs.

     

    2 – Vincent et les pommes | La dysphasie

    Âge : Dès 4 ans
    Pour qui : L’enfant dysphasique et son entourage

    Pourquoi Vincent dit «pote» à la place de «pomme»? demande Marie à son enseignante. Vincent est dysphasique. Ce qui veut dire qu’il a de la difficulté à communiquer. Si on veut qu’il comprenne bien, on fait de petites phrases en lui parlant lentement. Parfois, pour l’aider, on peut même lui montrer une image. Bon l’ami! Es-tu prêt à faire l’atelier sur la pomme?

    Ce livre est un bon outil pour expliquer aux enfants ce qu’est la dysphasie et sensibiliser les camarades de classe et l’entourage de l’enfant dysphasique à sa différence. On présente bien le fait que ce n’est pas de la faute de l’enfant s’il est différent, et on donne des trucs aux autres élèves pour mieux communiquer avec lui. Un livre intéressant à présenter en classe lorsqu’on a un élève dysphasique.

     

    3 – Laisse-moi t’expliquer… la dysphasie

    Âge : Dès 6 ans
    Pour qui : L’enfant dysphasique et son entourage

    Thomas, un garçon de 10 ans, raconte les difficultés vécues par son frère jumeau, Victor, qui vit avec la dysphasie. Même s’ils ont tous les deux la même grandeur, les cheveux noirs et les yeux bleus, il y a une grande différence entre eux puisque Victor est dysphasique. Thomas explique la dysphasie et exprime ce que lui et son frère peuvent ressentir dans des situations difficiles. Il nomme aussi quelques difficultés de Victor, et les stratégies qui peuvent l’aider à mieux comprendre et à mieux s’exprimer.

    De manière amusante et imagée, cet ouvrage de vulgarisation explique aux enfants, dans leurs mots, ce qu’est la dysphasie. Thomas et Victor abordent les difficultés et les questionnements liés à l’intégration scolaire, à la vie en famille et, plus généralement, les défis qu’un enfant dysphasique doit relever au quotidien. Agrémenté de plusieurs trucs et conseils avisés et d’illustrations réalisées par des enfants, ce livre est conçu expressément pour plaire aux jeunes et pour les aider à mieux vivre et à mieux comprendre leur différence.

     

    4 – Notre meilleur copain | Comment expliquer la dysphasie aux enfants

    Âge : Dès 10 ans
    Pour qui : L’enfant dysphasique, son entourage, enseignants, orthophonistes et autres professionnels en éducation.

    Un enfant qui souffre de troubles d’apprentissage est souvent un enfant qui peine à s’intégrer dans la communauté scolaire. Parfois pris pour un «martien» quand ce n’est pas pour un «imbécile», il est souvent rejeté par ses camarades et ne sait pas toujours quoi faire pour inverser la tendance. Ce livre est écrit par un adulte dysphasique, pour que d’autres dans la situation qu’il a connue lors de sa scolarité puissent bien s’intégrer dans un environnement scolaire.

    Ce livre raconte, dans sa première partie, l’histoire de Tom, dysphasique, et de son intégration dans la classe. Stimulant, lucide et humoristique, ce livre permet à chacun de mieux comprendre et accepter ces élèves pas comme les autres. La deuxième partie précise le parcours de vie de l’auteur.

    Amusant et positif, ce livre nous en apprend beaucoup sur les difficultés rencontrées au quotidien par les personnes dysphasiques. Il permet aux autres élèves de mieux comprendre ce que leur camarade vit dans sa différence. Un livre à partager en famille, à l’école et dans l’entourage de l’enfant pour mieux le comprendre et mieux l’aider.

     

    Dyspraxie

    1 – Et encore à l’envers

    Âge : Dès 4 ans
    Pour qui : L’enfant dyspraxique et son entourage

    Le jeune roi Dagobert est très maladroit et très distrait : il perd toujours son chemin, s’emmêle les crayons, oublie ses affaires, et met même sa culotte à l’envers. Un vieux sage nommé Sintéloi se met en tête de l’aider.

    Tout le monde connait le roi Dagobert et sa culotte à l’envers. Mais saviez-vous que cette culotte était bien le cadet de ses soucis ? Le petit Dagobert est d’une maladresse telle que tout le monde se moque de lui. Il peine à réaliser ce que les autres enfants font si facilement : s’habiller, écrire, trouver son chemin, compter correctement… Son entourage le réprimande sans cesse : comment peut-il être à la fois si intelligent et si étourdi?

    Heureusement, arrive un vieux sage nommé Sintéloi, qui explique à tout le monde que les difficultés du jeune roi ne proviennent pas d’un manque d’effort et de volonté, mais d’une dyspraxie. Ils trouvent ensemble des solutions pour qu’il puisse enfin se débrouiller seul.

    Avec beaucoup d’humour, ce livre nous sensibilise sur les difficultés au quotidien des enfants ayant des troubles de la coordination : la dyspraxie. Il aborde la difficulté pour l’entourage de ces enfants de prendre conscience des efforts déployés par les enfants dyspraxiques pour répondre aux demandes de leur entourage.

     

    2 – Le défi de Loïk | La dyspraxie

    Âge : Dès 4 ans
    Pour qui : L’enfant dyspraxique et son entourage

    Assis par terre au fond de la cour d’école, je regarde les autres enfants. J’aimerais jouer avec eux, mais ils ne veulent pas, car je ne suis pas très bon au ballon. En classe, je ne tiens pas correctement mon crayon et je salis mes cahiers à force d’effacer. Les cours d’arts plastiques sont un vrai cauchemar. Quand j’ai dit à mon enseignante que j’étais fatigué d’être dyspraxique, elle m’a répondu que j’étais d’abord et avant tout Loïk, un garçon sympathique et dynamique. Ça m’a fait plaisir d’entendre ça, car je trouve que la dyspraxie est un bien grand défi.

    Ce livre permet aux parents et aux éducateurs de sensibiliser les enfants à la richesse des différences. Parfois, Loïk voudrait partir très, très loin avec son sac et son chien. Loin de l’école, où il souffre terriblement d’être rejeté par ses camarades dans le cours d’éducation physique, en raison de sa difficulté à attraper le ballon. Tout cela en raison de sa dyspraxie, qui le force à déployer d’énormes efforts pour accomplir des gestes qui semblent extrêmement simples pour ses pairs. Il trouve heureusement une grande aide auprès de son enseignante, très compréhensive, qui explique sa différence à ses compagnons, adapte certaines activités en fonction de ses capacités et l’incite à miser sur ses forces.

    Un livre dans lequel l’enfant dyspraxique peut se retrouver, se sentir moins seul et se sentir compris. Un outil pour expliquer la dyspraxie et ce que ressent l’enfant dyspraxique aux autres enfants de son entourage. Un ouvrage très apprécié des parents.

     

    3 – Laisse-moi t’expliquer la dyspraxie

    Âge : Dès 6 ans
    Pour qui : L’enfant dyspraxique et son entourage

    Bonjour! Je m’appelle Camille. J’ai 9 ans. Je collectionne les figurines, j’adore les chevaux et le théâtre et je suis… très maladroite. En fait, j’ai un handicap qui s’appelle la dyspraxie. Sais-tu ce que c’est? La dyspraxie (ou trouble d’acquisition de la coordination) est un trouble neurologique qui affecte la capacité à planifier, à organiser et à automatiser les gestes moteurs pour réaliser une action. En d’autres termes, c’est une difficulté à effectuer les bons mouvements.

    Destiné aux enfants d’âge scolaire et à leurs parents, cet album documentaire présente, un peu à la manière d’un scrapbook réalisé par un enfant, l’histoire de Camille, qui est dyspraxique. Simple et concret, cet ouvrage de vulgarisation explique aux enfants, dans leurs mots, ce qu’est la dyspraxie. Camille y aborde les difficultés et les questionnements liés à son intégration scolaire, à sa vie de famille et aux divers défis psychosociaux qu’entraîne sa condition. Plusieurs trucs concrets et conseils avisés agrémentent cet ouvrage.

    Ce livre est très apprécié des parents et est un excellent outil pour expliquer la dyspraxie à son enfant dyspraxique, mais aussi pour conscientiser son entourage. Écrit par la bloggeuse Julie Philippon (Mamanbooh), maman d’un enfant dyspraxique, c’est un ouvrage complet, facile à lire, explicite et attrayant.

     

    4 – Le secret d’Alexis | Comment expliquer la dyspraxie aux enfants

    Âge : Dès 10 ans
    Pour qui : L’enfant dyspraxique, son entourage, enseignants, orthophonistes et autres professionnels en éducation.

    Ce livre se veut un outil pour faciliter l’intégration d’un enfant avec une dyspraxie dans un environnement scolaire, en expliquant de manière simple et vivante la nature de ce trouble qui, contrairement à une idée hélas, trop répandue, n’est absolument pas lié à un défaut d’intelligence. Ce livre est aussi tout indiqué pour expliquer à l’enfant dyspraxique son diagnostic, ce qu’il vit et comment y faire face.

    Écrit et illustré sous forme de récit initiatique par un père d’enfant dyspraxique, il relate le quotidien d’Alexis, dont la dyspraxie n’a pas été diagnostiquée et qui souffre de se sentir différent des autres, car tellement maladroit. Lu par les parents, la grande sœur ou l’enseignant à toute la classe Le Secret d’Alexis est aussi un outil pour faire comprendre la dyspraxie à l’entourage de l’enfant.

    Quoi de plus efficace qu’une histoire amusante et illustrée pour expliquer sa dyspraxie à un enfant? Il peut alors s’approprier sa différence, reprendre confiance en lui et commencer ce long chemin vers «l’acceptation», où se mettent en place les adaptations lui permettant de contourner ses difficultés. Alexis, notre jeune héros, franchit ainsi un à un les différents obstacles qui l’empêchaient de s’intégrer pleinement dans la vie de sa classe.

     

    Dyslexie

    1 – J’ai attrapé la dyslexie

    Âge : Dès 5 ans
    Pour qui : L’enfant dyslexique plus jeune, en attente d’un diagnostic ou qui vient de l’obtenir

    Dans cet ouvrage, on rencontre une petite fille qui n’arrive pas à lire et à écrire et qui a beaucoup de difficultés en classe. Sa maman part donc à la rencontre de professionnels pour essayer de comprendre ce qui se passe. C’est une histoire tout en douceur qui dédramatise la dyslexie, pour que l’enfant comprenne qu’il n’a pas à avoir honte.

    Une livre tendre et drôle. Sans volonté didactique, l’auteur aborde la dyslexie avec sensibilité et humour. Elle raconte le malaise et le mal-être que crée la difficulté de lire, de prononcer, de dire. Écrit avec des mots simples, poétique et bien illustré, ce livre est parfaitement adapté aux plus petits.

     

    2 – Patouille | La petite grenouille dyslexique

    Âge : Dès 5 ans
    Pour qui : L’enfant dyslexique et son entourage

    L’auteur, Sophie Tossens, nous livre ici un récit personnel. Souffrant elle-même de dyslexie, soutenue par ses parents, elle a réussi, comme la petite grenouille du livre, à surmonter les obstacles grâce à son enthousiasme, sa volonté de réussir et sa ténacité. Son récit aidera l’enfant souffrant de dyslexie à avoir plus confiance en lui et permettra aux autres de comprendre le ressenti des jeunes dyslexiques et d’être plus tolérants face à ce problème.

    Un livre doux et bienveillant, idéal pour les plus jeunes. Un livre qui fait du bien aux enfants et une histoire à laquelle ils peuvent s’identifier. Une belle façon d’expliquer la dyslexie aux enfants, pouvant aussi être amené en classe comme outil de sensibilisation

     

    3 – Les mots du ventre

    Âge : Dès 6 ans
    Pour qui : L’enfant dyslexique et son entourage

    En classe, madame Isabelle passe près de moi, s’arrête et me dit : «Nicolas, ce n’est pas le mot qui est écrit au tableau». J’efface très vite. Je tourne la page et je recommence. Je ne comprends pas ce qui est écrit. J’essuie une larme avec mon gilet. Les autres élèves ont l’air d’avoir compris. Moi, les lettres s’embrouillent dans ma tête et je ne réussis pas à former des mots. Et tout ça, ça me donne des maux de ventre.

    Ce livre offre des informations sur ce qu’est la dyslexie, tout en étant très touchant. Facile à lire, il permet de sensibiliser l’entourage de l’enfant dyslexique à ce qu’il vit et à la douleur qui se rattache à son trouble.

    Pour l’enfant dyslexique, le livre l’aide à se sentir moins seul, à comprendre son trouble, ses difficultés, mais aussi son anxiété, sur laquelle l’histoire de Nicolas vient mettre un baume.

     

    4 – Mon amie est dyslexique

    Âge : Dès 6 ans
    Pour qui : Enseignants, établissements scolaires, élèves

    Anna est dyslexique, mais ça ne nous empêche pas d’être amis.  On joue à la balle, on fait nos devoirs ensemble et on ramasse des aliments pour la banque alimentaire de notre quartier.  Je suis content qu’Anna soit mon amie!

    Parfait pour les établissements scolaires, ce livre est offert par certaines maisons d’édition (Chenelière Éducation) en livrets de lecture sur différentes problématiques comme la dyslexie, le TDAH, l’autisme et la trisomie 21, accompagné de guide d’activités et de planification de leçons. Aussi disponibles en format numérique avec audio pour tableau blanc interactif.

    Ce matériel pédagogique permet aux élèves, aux parents et aux enseignants de mieux comprendre la réalité que vivent les jeunes atteints de ces troubles, de favoriser une inclusion harmonieuse de ces élèves au sein de la classe et d’encourager les valeurs qui sont à la base de relations interpersonnelles saines telles que le respect et l’empathie.

     

    5 – Laisse-moi t’expliquer… La dyslexie

    Âge : Dès 6 ans
    Pour qui : L’enfant dyslexique, ses parents et son entourage

    « Je m’appelle Bastien, j’adore le soccer et… je suis dyslexique. Sais-tu ce qu’est la dyslexie ?

    La dyslexie est une difficulté d’apprentissage de la lecture.

    Laisse-moi t’expliquer. Pour moi, la lecture est un vrai casse-tête. J’ai beaucoup de mal à mettre les bons morceaux ensemble. Je me sens un peu comme si j’essayais de frapper un ballon de soccer qui bouge sans arrêt : ce n’est vraiment pas facile! Parfois, même si tout est clair dans ma tête, les mots sortent n’importe comment de ma bouche. C’est gênant.

    Heureusement, j’ai trouvé plusieurs trucs pour m’améliorer et plusieurs personnes sont là pour m’aider. »

    Destiné aux enfants d’âge scolaire et à leurs parents, cet album documentaire présente, un peu à la manière d’un scrapbook réalisé par un enfant, l’histoire de Bastien, qui est dyslexique. Bastien raconte, dans ses mots et à l’aide d’images amusantes, comment il vit avec cette réalité. Agrémenté de plusieurs trucs et conseils avisés, ce livre est conçu expressément pour plaire aux enfants et pour les aider à mieux vivre ou mieux comprendre la dyslexie.

     

    6 – Le tiroir coincé | Comment expliquer la dyslexie aux enfants

    Âge : Dès 7 ans
    Pour qui : L’enfant dyslexique, son entourage, enseignants, orthophonistes et autres professionnels en éducation.

    Sous forme de fable, ce récit aborde avec gentillesse et humour le problème de la dyslexie chez l’enfant, en expliquant le trouble et ses conséquences, pour redonner confiance en lui à l’enfant.

    Pourquoi ai-je des difficultés pour apprendre à lire et à écrire alors que la majorité de mes camarades n’en ont pas? Suis-je stupide et pas tout à fait normal?

    Voici les questions que se pose l’élève dyslexique. S’il est difficile de répondre à la première question, il est par contre important de le rassurer sur sa normalité et de l’informer sur l’essentiel des difficultés de son trouble spécifique d’apprentissage. Comment l’humain fonctionne-t-il pour lire, écrire et mémoriser? Comment ces fonctions peuvent-elles un peu «déraper» et poser des difficultés à l’élève dyslexique?

    Le tiroir coincé lu par l’enseignante à toute la classe permet une réelle intégration de l’élève dyslexique et évitera que celui-ci ne devienne la risée de ses camarades. Cet ouvrage fait également découvrir à l’élève dyslexique qu’il n’est pas bête, qu’il doit utiliser son intelligence non seulement pour contourner et surmonter ses difficultés, mais aussi pour embellir sa vie.

     

    Multi-Dys

    1 – Gros sur la tomate

    Âge : Dès 9 ans
    Pour qui : L’enfant multi-dys et son entourage

    Mon coup de cœur!

    Ferdinand, qui préfère se faire appeler Bob puisqu’il n’arrive pas à prononcer son prénom, est dyslexique, dyscalculique, dysgraphique et dysphasique. Il déforme tout, mélange tout, confond tout : les chiffres, les lettres, les mots, les idées… À l’école, il réinterprète à sa façon les énoncés des exercices et collectionne les blâmes. Heureusement, il y a Anna, une petite fille qui est aussi différente, avec qui il aime jouer, faire la plouffe, imiter la directrice en roulant des yeux terrifiants. Et, quoi qu’il arrive, Bob peut compter sur sa maman qui, même si elle en a parfois gros sur la tomate, sait aussi être gaie comme un pinson dans l’eau, et l’aide à tout remettre d’aplomb.

    L’auteur nous présente les troubles d’apprentissage avec humour et tendresse, et les personnages sont très attachants. Ce livre s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes et est un baume sur le cœur des parents et des enfants qui en ont gros sur la tomate. Un petit plus à la fin du livre où la maman de Bob lui a rédigé un cahier d’expressions rien qu’à lui, pour plus tard, quand il aura 20 ans et que tout cela sera loin derrière. Il y a aussi ce magnifique préambule de la maman : « Petit dyslexique, petit dysphasique, petit dyscalculique, petit dysgraphique, mais qui a toujours eu dys/10 dans mon cœur… »

    Une très belle lecture pour l’entourage des jeunes aux prises avec des troubles d’apprentissage, pour les aider à mieux comprendre la différence. Une très belle lecture aussi à faire avec son enfant «dys», pour qu’il se sente compris et épaulé.

     

    2 – Dyspositifs!

    Âge : Adolescents
    Pour qui : L’adolescent «dys» et son entourage

    Pas facile de gérer le quotidien avec des adolescents ayant des difficultés d’apprentissage et des troubles dys! Conçu par des spécialistes de l’adolescence, ce livre «Dyspositifs!» vous incite à progresser dans vos relations et vos apprentissages avec humour et bienveillance par le biais de bandes dessinées, d’images, d’anecdotes, d’explications scientifiques et de propositions qui permettent à chacun de trouver des stratégies. Pour que la vie à la maison, à l’école et avec l’entourage retrouve un peu de sérénité.

    Dyspositifs est un ouvrage destiné aux jeunes «dys», à leurs familles et aux professionnels en relation avec ces personnes. Il présente 10 situations rencontrées par les «dys» et leur entourage et propose des solutions pour répondre aux difficultés rencontrées dans ces situations. Chaque situation offre une BD présentant la situation «problème», où une personne «dys» se retrouve en difficulté dans une situation de la vie quotidienne ; la réaction de l’interlocuteur et des indices sur le «comment réagir à cette situation. Pour chaque situation, le docteur Scool (Olivier Revol) et son réseau de partenaires (orthophonistes, enseignants, thérapeutes etc…) expliquent ce qui se passe dans le cerveau et proposent un « dyspositif  » pour nous guider, nous ouvrir des possibilités et trouver des pistes pour contourner la difficulté. La page du « dyspositif ! », sous forme de carte mentale illustrée, donne des réponses aidantes qui portent des fruits, des exercices à mettre en place et invite à en trouver et en partager d’autres

    Un outil visuel, où les images en disent plus long que le texte. Il est simple, lisible par TOUS. Il fait prendre du recul, met le doigt sur nos pensées-pièges et décortique ce qui se passe. Il propose une autre façon de voir les choses, de dédramatiser, de comprendre et se comprendre, pour rebondir.

     

    Confiance en soi

    Parce que les enfants «dys» en ont besoin d’une bonne dose et qu’elle est souvent fragile, voici quelques livres pour remonter leur estime d’eux même.

     

    1 – Nuage ne se sent pas à la hauteur

    Âge : Dès 6 ans
    Pour qui : L’enfant pas sûr de lui qui ne se sent pas à la hauteur

     

    Nuage se sent nul : il ne sait pas voler aussi haut que le majestueux Étoile, et il n’est pas aussi rapide que le vif Éclair. Quand son tour arrive à l’entraînement, c’est avec terreur qu’il regarde le ciel. Il a la tête qui tourne et entend les autres ricaner. Selon lui, il n’a aucun des qualités qu’on attend d’un faucon. Mais un face à face avec un serpent du désert va lui prouver le contraire.

    Une histoire sympathique qui fait du bien et qui démontre qu’avec un peu de confiance en soi, chacun a des talents. Un livre apprécié des parents pour aider leur enfant à retrouver confiance en lui. Ce livre aide à entamer la discussion sur ce sentiment de ne pas être à la hauteur. Le livre offre aussi, à la fin, une section explicative pour les parents afin de les conseillers et les guider.

     

    2 – Tu es vraiment formidable


    Âge :
    Dès 5 ans
    Pour qui : L’enfant qui a besoin d’un plus pour remonter sa confiance

    Voici un livre qui fait vraiment du bien, pour donner confiance en soi et en la vie ! On découvre à l’intérieur 9 messages positifs et forts à partager, de petites scènes illustrées pour échanger et dialoguer, des espaces libres pour pouvoir s’exprimer et se raconter. Un carnet unique et bienveillant, à personnaliser et à conserver toute la vie! Un livre qui donne aux enfants amour et confiance en eux.

    Ce livre permet aux parents de passer un doux moment avec leur enfant, de lui offrir un cadeau spécial pour lui montrer qu’ils l’aiment comme il est et lui redonner confiance en lui. Il permet à l’enfant de prendre un moment pour se centrer sur lui-même et découvrir ses ressources et son potentiel. Ce livre devient un objet précieux que l’enfant peut garder et apporter partout avec lui.

     

    3 – Max se trouve nul

    Âge : Dès 6 ans
    Pour qui : L’enfant qui a besoin d’un plus pour remonter sa confiance

    La rentrée démarre mal pour Max : il renverse son bol de lait, se ridiculise en classe, rate un penalty, entend ses copains dire du mal de lui… Soudain, il se sent nul et pense qu’il n’arrivera jamais à rien ! S’en sortira-t-il ?

    Ce livre de Max et Lili parle de la confiance en soi, qu’il est facile de perdre et difficile de retrouver. Très tôt, l’enfant se fait une idée de lui-même à travers ses expériences et le regard des autres… Pour que cette image soit positive, il a besoin d’adultes qui lui font confiance, tout en le guidant, qui font plus attention à ses qualités qu’à ses défauts,
    qui comprennent ses difficultés… L’enfant a besoin de se savoir important et de se sentir aimé.

    Une histoire pour s’estimer et retrouver confiance en soi. Ce livre montre comment, grâce aux autres et à ses expériences, on peut avoir une image plus positive de soi-même. Un livre qui peut aider les enfants à voir leur complexe d’infériorité différemment, en s’identifiant au personnage de Max. Les parents pourront prendre conscience du poids que leurs attentes mettent sur les épaules de leur enfant. Un livre à lire en famille.

     

    En espérant que ces lectures donneront lieux à de beaux moments en famille ou en classe, et que les jeunes aux prises avec des troubles d’apprentissage de votre entourage se sentiront moins seuls, mieux compris, moins nuls.

    Nous attendons vos suggestions de livres sur ces mêmes sujets! Y a-t’il des perles rares que nous n’avont pas trouvées? Que pensez-vous des titres proposés? Laissez-nous vos commentaires!

     

    Article rédigé par Mélina Patry

    Mélina est graphiste et responsable du marketing numérique chez Haylem Technologies. Membre de l’équipe Lexibar depuis 2017, elle a la cause des personnes vivant avec un trouble ou des difficultés d’apprentissage tatouée sur le cœur. Elle est maman de 2 tout petits et belle-maman de 2 plus grands. Tout ce qui concerne l’éducation et la justice sociale la touche personnellement et elle se fait un devoir de travailler vers une société plus juste et équitable dans tout ce qu’elle entreprend.

    Le bilinguisme a-t-il une influence sur le développement correct du langage ?

    La méconnaissance autour du bilinguisme contribue à entretenir une méfiance liée à la confusion des langues et au retard dans l’acquisition du français. Effectivement, dans notre système scolaire, maîtrise du français et réussite scolaire sont étroitement liées.

     

    Qu’est-ce que le bilinguisme ?

    Le bilinguisme est la capacité d’une personne à utiliser deux langues comme moyen de communication dans la plupart des situations rencontrées, et de passer de l’une à l’autre si nécessaire. La communication chez le bilingue peut adopter des formes différentes en utilisant une langue, l’autre, ou les deux à la fois, selon les personnes, le sujet ou la situation de communication. Les compétences des bilingues ne sont pas uniformes ; elles fluctuent dans l’une et l’autre langue, suivant l’âge, l’environnement géographique et social. Il existe en fait autant de bilinguismes que de personnes bilingues.

     

    Le bilinguisme peut s’étudier sous divers angles, ce qui va notamment permettre d’établir des types de bilinguisme : 

    On parle de bilinguisme précoce simultané lorsqu’un enfant acquiert 2 langues avant l’âge de 3 ans, dans un milieu bilingue (par exemple si le père de l’enfant est français et la mère espagnole, et que chacun parle sa langue maternelle à l’enfant).

    Le bilinguisme consécutif ou successif se caractérise par l’acquisition d’une seconde langue après le seuil d’environ 3 ans (par exemple en milieu scolaire).

    Soit l’apprentissage est naturel et se fait dans des conditions informelles (famille bilingue, immersion en garderie bilingue…), soit l’acquisition relève d’une situation scolaire (on parle alors de bilinguisme institutionnel).

    L’enfant peut entrer dans le langage avec une ou plusieurs langues ; le plus important est qu’il ait des interactions riches et variées dans ces langues et qu’il y soit fortement exposé pour les acquérir. En effet, à la naissance, les enfants ont la capacité innée de distinguer les sons de toutes les langues du monde. Puis, petit à petit, leur cerveau va cibler les sons des langues qu’ils entendent le plus régulièrement.

     

    Est-ce difficile pour eux d’apprendre une seconde langue?

    L’acquisition de plusieurs langues va se faire tout naturellement chez l’enfant, dans la mesure où il trouvera la nécessité de parler chacune d’elles pour communiquer avec les adultes qui jouent un rôle important dans sa vie (parents, grands-parents, éducatrice…). Plus l’apprentissage d’une langue sera précoce et dans un environnement favorable, plus son acquisition sera rapide et efficace. Habituellement, les premiers mots sont prononcés aux alentours de 1 an, que l’enfant soit exposé à plus d’une langue ou non.

     

    Le bilinguisme nuit-il au développement du langage?

    Pendant longtemps, on a pensé que le bilinguisme causait des retards au niveau de l’acquisition du langage. Or il n’en est rien. Les recherches scientifiques sur ce domaine confirment que les étapes du développement du langage sont globalement les mêmes, que l’enfant grandisse avec une seule langue, avec deux langues simultanément, ou avec deux langues acquises l’une après l’autre (à la maison puis à la garderie par exemple), ou encore avec 3 langues !

    Les dernières recherches montrent que le pourcentage de troubles du langage serait le même dans les populations monolingues ou bilingues (issues des mêmes milieux socio-économiques). Les types de troubles seraient aussi les mêmes dans les deux populations. S’il y a des troubles du langage chez un enfant, ce sont donc plutôt les conditions d’émergence et de développement du langage qui sont à considérer (et non le bilinguisme qui en est responsable).

    Vous pouvez ainsi vous adresser à votre enfant dans la langue qui vous vient spontanément, avec laquelle vous vous sentez le plus à l’aise pour communiquer, chanter des berceuses, raconter des histoires, etc. Cela peut être une langue familiale ou une langue de cœur. L’important est de communiquer au maximum.

     

    L’orthophoniste et l’enfant bilingue

    Le bilinguisme n’est pas une pathologie langagière nécessitant une prise en soin orthophonique systématique. Dans le cas d’une plainte ou d’une inquiétude concernant l’acquisition et le développement du langage chez des enfants bilingues, l’orthophoniste intervient pour réaliser une évaluation orthophonique (si possible en testant les compétences de l’enfant dans ses différentes langues). Au terme de cette évaluation, en fonction des résultats, une prise en soin orthophonique peut être mise en place dans le cas où l’enfant présenterait un trouble du langage.

     

     

    Article rédigé par Aurélie Grossmann, Orthophoniste #4041
    agrossmann@unmuseau.com

     

    Après l’obtention de son Master en Logopédie, en 2005, à l’Université de Liège en Belgique, elle a été chargée de rééduquer des enfants et des adultes atteints de troubles de la communication orale et écrite, ainsi que des troubles de la voix, de la déglutition et de l’oralité alimentaire.

    Mon enfant Dys peut-il vraiment RÉUSSIR?

    Un billet spécial « Journée nationale des Dys » et
    « Octobre – mois de la sensibilisation aux troubles d’apprentissage »

     

    Vous vous posez peut-être la question en tant que parent… ou en tant qu’enseignante, enseignant, ou intervenante, intervenant en éducation.
    Que va-t-il devenir? Va-t-il pouvoir travailler, gagner sa vie?

     

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